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16/08/2012

"Le corps de matière ténébreuse" (compte-rendu)

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A propos d'un article paru sur le Blog de Jean-Marc Vivenza sur "l'anéantissement de la chair de corruption & l'accès à l'état céleste selon le Philosophe Inconnu."

 

Nous souhaiterions signaler la diffusion d’un texte consacré à l’importante question du composé matériel et de la chair –  importante, disons-nous, puisque la compréhension de ce fondement doctrinal conditionne, pour toute âme de désir, une certaine qualité d’approche de la finalité du processus initiatique lui-même – : « Louis-Claude de Saint-Martin et le corps de matière ténébreuse – L’anéantissement de la chair de corruption et l’accès à l’état céleste selon le Philosophe Inconnu. »

L’article, témoignant de la  pensée réelle de Saint-Martin à l’égard de ces questions, fait suite à celui publié le 26 mai 2012, et portant sur « Le Régime Ecossais Rectifié et la doctrine de la matière. »

« La doctrine, à propos du monde matériel et sa dissolution finale, nous dit-on justement, est d’ailleurs absolument identique chez les trois représentants principaux du courant de l'illuminisme mystique en France au XVIIIe siècle, que furent Martinès de Pasqually, Willermoz et Saint-Martin. » 

Mais Saint-Martin, doté d’une plume littéraire aiguisée, pousse plus loin encore que Jean-Baptiste Willermoz,  sa noire description de la réalité de ce monde, ce qui n’autorise aucun espace, pour qui en douterait encore, au simple usage consolant, un rien mièvre, parfois, que l’on fait des écrits du théosophe d’Amboise. Il n’est qu’à lire, sur ce point, les abondantes citations de l’auteur, extraites notamment (et de la façon la plus saisissante), du Nouvel Homme, des Leçons de Lyon, ou Des erreurs et de la vérité.

Car l’enjeu de ce sombre constat, le dépasse en sublime destination ontologique : c’est que l’opération de dissolution de la matière n’est pas une morne fatalité – qui nécessiterait, par exemple, d’être contrée par des errements  théologiques plus "rassurants" et reposant, en réalité, sur des bases matérialistes – mais une condition nécessaire à la réintégration de toute chose en son principe, poussée, chez Saint-Martin (et notamment dans son posthume Traité des bénédictions), jusqu’au plus étonnant paroxysme : celui de nous ouvrir l’accès au « culte éternel du créateur », c’est-à-dire, comme l’indique Jean-Marc Vivenza, au « secret ultime qui explique pourquoi la matière est amenée, nécessairement, à être dissoute et à disparaître pour l’éternité » ; et, citant Saint-Martin :

« La bénédiction de réintégration de la matière est l'acte final de son existence. Le but de la dissolution de la matière est de rendre à tous ces êtres le libre exercice des lois de leur première nature, c'est de rendre les êtres divins à la simplicité dé leur action divine (…) qui est de participer au culte éternel du Créateur (…) en ramenant tout à l'Unité.» (Traité des Bénédictions)

 

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« Voyez-vous l’univers entier s’enfoncer dans le néant, et perdre à la fois toutes ses formes et toute son apparence ? Voyez-vous tous ces esprits purifiés s’élever dans les airs, et ne montrer qu’une clarté éblouissante à la place de toutes ces matières qu’ils ont consumées, et qui ne sont plus ? »

(L’Homme de désir, § 203)

 


 

  

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