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24/10/2012

La "Réconciliation" a été obtenue par l’œuvre de la Croix

« Car par lui, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père dans un même Esprit. » (Ephésiens II, 13-19)

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« Outre que cette dite « réconciliation », du point de vue de l’économie chrétienne a déjà été obtenue depuis longtemps par le sang versé du Christ sur la Croix et qu’il semble pour le moins étrange d’engager les hommes nés, non sous la loi mosaïque mais sous l’ère de grâce, et plus encore les baptisés, dans un travail qui fut réalisé parfaitement et entièrement sur le Golgotha – sauf à en nier la pleine suffisance ce qui était bien la position de Martinès de par sa christologie inexacte, faussée, incomplète et explique la raison de ses méthodes théurgique et son souci de contribuer à réaliser cette réconciliation espérée – il n’empêche que surgit et s’impose une question grave et pour le moins sérieuse à l’égard de ce culte coën qui se résume ainsi : comment désigner une recherche de réconciliation utilisant des procédés magiques qui écartent, voire ignorent l’œuvre de la Croix ?

Rappelons, au sujet de la réconciliation, que le Christ est précisément venu dans le monde afin d’effectuer une œuvre universelle de réconciliation : « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leur faute » (II Corinthiens V, 19). La réconciliation a été fondée, selon Dieu, sur « la mort de son Fils » (Romains V, 10), mort qui fit passer la masse coupable des hommes de l’état de pécheurs à celui de justes devant le Père : « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui » (II, Corinthiens V, 21).

Ce fut une œuvre fondamentale, magnifique, miraculeuse, divine, et son prix a été celui de la douloureuse Passion du christ sur la Croix.

L’écriture précise bien que nous étions « autrefois étrangers et ennemis par nos pensées et par nos œuvres mauvaises », et avons été par Jésus-Christ « réconciliés dans le corps de sa chair, par sa mort » (Colossiens I, 21) ; c’est donc bien par la Croix que cette réconciliation a été donnée, offerte gratuitement aux hommes. Dorénavant cette réconciliation, si l’on se veut respectueux de la Sainte Ecriture, n’est absolument pas obtenue par des pratiques ou des cérémonies, elle est conférée au croyant pour qu’il puisse se tenir devant Dieu en sainteté, elle est octroyée de façon à nous purifier : « pour nous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche » (Colossiens I, 22). Cette nouvelle position, en tant que créatures « réconciliées », nous donne ainsi d’accéder librement auprès du Père, bénéficiant de l’effet de cette sainte réconciliation par Jésus-Christ qui a pris sur lui les fautes de l’Adam déchu : « Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang du christ. Car c’est lui notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, en détruisant le mur de séparation, l’inimitié. Il a dans sa chair annulé la loi avec ses commandements et leurs dispositions, pour créer en sa personne, avec les deux, un seul homme nouveau en faisant la paix, et pour les réconcilier avec Dieu tous deux en un seul corps par sa Croix, en faisant mourir par elle l’inimitié. Il est venu annoncer comme une bonne nouvelle, la paix à vous qui étiez loin et la paix à ceux qui étaient proches ; car par lui, nous avons les uns et les autres accès auprès du Père dans un même Esprit. » (Ephésiens II, 13-19). Par le corps du Christ nous sommes dès lors héritiers de la vie éternelle et bénéficiaires de la réconciliation. L’œuvre de la Croix, qui a réalisé notre réconciliation, est de ce point de vue une œuvre complète, universelle et absolument parfaite. »

 

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Jean-Marc Vivenza, Louis-Claude de Saint-Martin et les Anges. De la théurgie des élus coëns à la doctrine angélique saint-martiniste, Editions Arma Artis, 2012, pp.101-102.

 

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