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14/10/2018

A propos des « messes » données en mémoire de Saint-Martin, et des « aveugles conduisant d’autres aveugles »

 

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Une réinterprétation pour le moins curieuse de la pensée martiniste, conduit chaque année certains milieux, sans doute ignorants des perspectives métaphysiques proposées par le Philosophe inconnu, à faire célébrer – et à y convier publiquement, mais au titre, pourrait-on s’en étonner, de quelle autorité morale ? – une « messe pour Louis-Claude de Saint-Martin » [sic !], à la date anniversaire de sa naissance au Ciel :

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L’erreur persistant, nous invitons chacun, à relire les précisions données sur la question, par nos amis du Crocodile en octobre 2013, en consultant ce lien, faisant  notamment mention d’une note que nous reproduisons à la suite dans son intégralité :

 

Saint-Martin n’a pas besoin de messe pour célébrer sa mémoire !

Lien :

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« Quand on voit les célébrants dans les églises consumer leur temps et toute leur virtualité à des cérémonies externes et impuissantes, et retarder ainsi l’esprit de l’homme qui se dessèche en attendant une nourriture substantielle, on est affligé jusqu’au fond du cœur, et on est tenté d’appliquer là le passage de l’Évangile où un aveugle conduit l’autre, et où ils tombent tous les deux dans le fossé. »

(Louis-Claude de Saint-Martin, Portrait, 731).

*

« Ce propos sur la « Cène » nous amène à formuler une réelle réserve, quoique amicalement et sans animosité aucune, même s’il nous semble nécessaire que cela soit souligné à cet endroit, à propos de ceux qui furent à l’initiative – et la perpétuent – de faire dire « une messe » (sic) à la mémoire, ou plus problématiquement encore si l’on est attentif et vigilant au sens théologique conféré par l’Église à cette expression qui manifeste une volonté d’intercession pour le repos de l’âme des défunts, « à l’intention » (re-sic) du Philosophe Inconnu chaque année au mois d’octobre à la date anniversaire de sa naissance au Ciel, sachant les positions plus que critiques de Saint-Martin vis-à-vis du culte divin « ostensible » utilisant des espèces matérielles et des objets liturgiques fabriqués par la main de l’homme, initiative curieuse donc, qui, si elle participe sans doute d’une pieuse démarche, relève cependant, au minimum, d’un évident oubli ou, plus certainement, d’une patente méconnaissance de la véritable perspective saint-martiniste et, objectivement, d’un éloignement manifeste d’avec les analyses, pourtant clairement exprimées par le théosophe d’Amboise, portant sur le caractère profondément discutable de la religion institutionnelle, et le peu de valeur des cérémonies célébrées par l’Église, notamment le rituel eucharistique. Cette remarque nous permet également, et on en comprendra aisément le sens, de signaler notre identique jugement réservé, même si nous en savons l’usage souvent ancien qui alla jusqu’à faire l'objet d'un Traité en 1911, renouvelé en 1968 (cf. L'Initiation, août 1911 ; 1967, n° 3-4), devant les différentes « églises » (sic), liées à l'Ordre martiniste, en particulier les multiples rameaux contemporains issus de l'Église Gnostique Universelle de Jules Doinel (1842-1902) - ceci précisé sans nous prononcer bien évidemment sur l’éventuelle validité des transmissions et ordinations dont ces structures néo-ecclésiales relèvent aujourd’hui, ce qui est un autre sujet -, prospérant à l’immédiate périphérie du réveil papusien. »

(Jean-Marc Vivenza, L’Eglise et le sacerdoce selon Louis-Claude de Saint-Martin, 2013, note 189, p. 284) 

 

A relire également :

 

L'erreur de Robert amadou.jpg