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27/09/2012

Lectures saintes de Port-Royal

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Lectures - spectacles

Lectures saintes

par la compagnie Oghma

Cette saison-ci, la Compagnie Oghma organise, conjointement avec les paroisses de Sainte-Clotilde et de Saint-Roch à Paris, un cycle de lectures intitulé Lectures saintes. Charles Di Meglio déclamera une sélection de textes sacrés, dans leurs traductions baroques du dix-septième siècle par les solitaires de Port-Royal. Chacune des trois lectures sera effectuée deux fois, un vendredi soir à Saint-Roch, un dimanche après-midi à Sainte-Clotilde.

Confessions de Saint Augustin traduites par Arnauld d’Andilly - Dimanche 21 octobre, 15h, Ste-Clotilde Vendredi 23 novembre, 20h, St-Roch

La Nativité selon Saint Luc traduite par Sacy - Dimanche 16 décembre, 15h, Ste-Clotilde.

La Passion selon Saint Matthieu, traduite par Sacy - Dimanche 24 mars, 15h, Ste-Clotilde.

Sainte-Clotilde, chapelle de Jésus-Enfant, 29, rue Las-Cases, Paris septième. M Solférino

Saint-Roch, 284, rue Saint-Honoré, Paris premier. M Tuileries.

 

http://www.amisdeportroyal.org/societe/

 

24/09/2012

"La matière réintégrée cela signifie la matière anéantie" (Robert Amadou)

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« La matière réintégrée cela signifie la matière anéantie puisque son principe étant le néant, sa réintégration ne peut se faire que dans le néant, c'est-à-dire qu'elle disparaîtra, sauf les formes transmuées.» (Robert Amadou, entretien avec Michel Cazenave, France-Culture, Les Vivants et les Dieux, 4 mars 2000)

13/09/2012

Martinès de Pasqually : enjeux contemporains de la question

A propos d’une étude de Jean-Marc Vivenza (3/3)

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Origène (v.185-v.253), Père et Docteur de l'Église

 

 

Revenons sur l’étude considérable de Jean-Marc Vivenza[1] qui, non seulement, corrige et éclaire d’une saisissante démonstration, la conception de la matière chez le théurge bordelais, mais considère également, avec la rigueur et l’honnêteté intellectuelle nécessaires en ces domaines, les problématiques les plus délicates, et parfois les moins assumées, relatives aux profondes différences entre les conceptions de Martinès de Pasqually (corrigées par Willermoz et Saint-Martin, mais uniquement sur le plan trinitaire et christologique), et celles des pères de l’Eglise, de la catéchèse romaine – « mais on retrouve, nous précise-t-on justement, les identiques formulations dans toutes les églises d’Orient et chez les Réformés » –

Nous ne reprendrons pas ici, les éléments d’une métaphysique patiemment déployée par cette brillante contribution, y conviant le lecteur attentif à ces questions ; mais nous souhaiterions d’avantage souligner un aspect, et non des moindres, soulevé par cette étude : le postulat, parfaitement recevable du point de vue de la théologie et de l’historiographie ecclésiale, d’une singularité doctrinale « au sein de l’épouse de Jésus-Christ », assumée par l’illuminisme chrétien, pleinement héritier des thèses d’Origène. En cela, sont intégrés ces « écarts importants d’avec les positions dogmatiques de l’Eglise, nous dit Jean-Marc Vivenza, ce qu’il faut reconnaître et à notre sens assumer et non chercher à  corriger en transformant l’héritage reçu de l’Histoire, sous peine de s’éloigner totalement, non seulement de l’authenticité doctrinale martinésienne, mais également de l’enseignement willermozien et saint-martiniste qui en est le prolongement. L’enjeu est donc très important. »

La formulation contemporaine de cette possibilité est absolument inédite, il faut le souligner. Elle écarte non seulement les détournements – intentionnellement malhonnêtes, ou portés par une méconnaissance des sources –  de ce riche patrimoine spirituel,  mais autorise, surtout, sa pleine appropriation, dégagée des encombrements de plusieurs décennies de lectures tronquées.

Nous reproduisons ici, l’intégralité de la 8ème note de l’étude, qui exprime, nous semble-t-il, l’essentiel  des enjeux de cette question :

 

« Les efforts, quasi désespérés, visant à essayer de sauver une position ecclésiale proclamant et défendant par exemple (mais on pourrait y adjoindre bien d’autres), le dogme de la « résurrection de la chair », avec la conception martinésienne de la création matérielle, pour compréhensibles qu’ils soient selon une orientation que nous connaissons bien mais à l’égard de laquelle nous formulons depuis longtemps les plus grandes réserves, se heurtent à un problème majeur, que semblent ne pas apercevoir ceux, cherchant à concilier l’inconciliable, aboutissant à des incohérences théoriques qui ne manquent pas d’étonner de par les acrobaties sémantiques auxquelles elles obligent parlant, par exemple, d’une « chair » pour désigner le corps de gloire en destinant cette « chair », en tant que fantôme terminologique - qui n’est pas de la chair tout en voulant être appelée comme telle -, aux promesses de l’éternité spirituelle. Cet exercice improbable dénué de toute validité par rapport aux thèses de Martinès, ceci dit sans passion et avec amitié, est tout simplement absurde. Redisons-le fermement, une « spiritualisation de la chair », ou une  « chair spiritualisée par régénération » pour Martinès est une impossibilité dans les termes, un cercle carré, car la « chair », au sens exact que lui donne l’auteur du Traité sur la réintégration, soit la forme corporelle matérielle temporelle et terrestre de l’homme chuté, « ouvrage [d’une] opération conçue et exercée par l’œuvre de mains souillées » (Traité, 44), n’a bien évidemment jamais été glorieuse ni ne bénéficia de l’incorruptibilité et de l’éternité sous la plume de Martinès, sauf à conférer à la forme corporelle glorieuse d’Adam, « forme impassive et d'une nature supérieure à celles de toutes les formes élémentaires », le qualificatif de « chair », ce qui est un contresens radical, tant du point de vue du vocabulaire martinésien que de toutes ses occurrences, car la chair, c’est-à-dire le corps matériel, est, pour le thaumaturge bordelais dans le Traité comme dans les rituels ou textes coëns, une conséquence de la prévarication : « Sans cette prévarication, il n'y aurait point eu de création matérielle temporelle, soit terrestre, soit céleste ; (...) Tu apprendras à connaître la nécessité de toute chose créée, et celle de tout être émané et émancipé. » (Traité, 224)

 

De ce fait il faut être cohérent.

 

Soit on tient les deux bouts de la chaîne entièrement, d’un côté ou de l’autre :

 

- 1°) En adhérant fidèlement à la foi de l’Eglise dans ses préalables au sujet de la Création - en regardant le monde matériel ainsi qu’un don et le corps charnel de l’homme de même -, comme dans ses conséquences, en espérant logiquement en une régénération de la chair et sa vocation à l’éternité par purification et spiritualisation définitive de son essence, simplement flétrie et affaiblie non substantiellement mais accidentellement un instant par le péché, lors de la résurrection des morts.

- 2°) Au contraire en faisant siennes les thèses de Martinès, ce que firent Willermoz et Saint-Martin, en considérant que la création matérielle a été tout d’abord une punition pour les esprits révoltés, et la chair une enveloppe ténébreuse ayant transformé substantiellement les fils d’Adam en êtres de matière impure, regardant ainsi l’anéantissement des formes corporelles lors de la réintégration comme une véritable libération et le retour à l’Unité spirituelle originelle.

 

Ou bien alors, fatalement en ne respectant pas la cohésion interne des doctrines, en oubliant volontairement un bout de leur chaîne conceptuelle, on tombe dans le piège de l’assemblage disparate, visant à faire tenir, dans un exercice à l’illogisme évident, une origine ténébreuse du composé matériel créé en punition de la révolte des esprits pervers et du crime d’Adam « souillé par une création si impure », avec une destination spirituelle de la chair en se fondant sur les Pères de l’Eglise, et en premier saint Irénée dont on peut citer intégralement bien sûr le livre V du Adversus haereses, mais auquel on pourrait aussi ajouter avantageusement, pour faire bonne mesure, les décisions de tous les conciles œucuméniques si l’on y tient, ce qui ne change rien au problème, car aboutissant à nulle autre « chose » qu’à l’édification d’une abstraction conceptuelle non seulement singulièrement bancale, mais surtout absolument intenable car ne pouvant être admise paradoxalement ni par l’Eglise - qui s’indignera toujours que l’on puisse soutenir le caractère « nécessaire » de la création et rejettera violemment cette idée d’une « matière prison » que Martinès partage avec Origène -, ni non plus par aucun Ordre authentique issu de l’héritage martinésien, et l’on pense évidemment en premier lieu au Régime Ecossais Rectifié qui est le seul a pouvoir se prévaloir par Willermoz d’une transmission initiatique effective d’avec l’auteur du Traité sur la réintégration, et dont les Instructions à tous les grades regardent la volonté d’une « spiritualisation de la chair » comme chimérique et appellent l’âme, dès l’état d’Apprenti, à se dégager des « vapeurs grossières de la matière ».

C’est pourquoi cette volonté de chercher à concilier de force martinésisme et foi dogmatique de l’Eglise, n’a strictement aucun sens sur le plan ecclésial, pas plus qu’elle n’en a sur le plan initiatique, puisque conduisant à la constitution d’une impasse catégorique, en forme de perspective fondée sur une analyse vouée à une inévitable impossibilité. La seule attitude cohérente, si l’on veut se considérer comme participant véritablement des Ordres dont on prétend être membre, c’est d’assumer clairement la pensée des fondateurs, bien sûr l’interroger, la travailler, l’approfondir ce qui est plus que souhaitable, mais avant tout la respecter dans ses affirmations et fondements essentiels, et non chercher à la tordre ou à la transformer par d’inacceptables contorsions théoriques pour la rendre, dans un exercice improbable, « doctrinalement compatible » avec l’enseignement de l’Eglise.

Reste, ce qui est admissible et sans aucun doute préférable si la contradiction devient trop pénible, la solution de rejoindre l’Eglise et d’y vivre pleinement sa foi de manière non schizophrénique. Nous pensons toutefois, qu’une autre voie est envisageable, celle consistant à admettre la différence doctrinale, la reconnaître honnêtement, et à se considérer comme « cas particuliers » postulant la non incompatibilité entre la foi et l'anthropologie platonicienne au sein de l’épouse de Jésus-Christ. Si l’idée d’universalité signifie quelque chose - et les divergences entre courants (augustiniens, thomistes, scotistes, etc.), très opposés, y compris sur l’économie du Salut, au sein de la catholicité en est un bon exemple – alors pourquoi l’illuminisme mystique, qui en revient à soutenir les thèses d’Origène après christianisation de Martinès opérée par Willermoz et Saint-Martin lors des leçons de Lyon (1774-1776), n’aurait-il pas la possibilité d’une humble place, avec sa singularité, à l’intérieur de la maison du Père ? Nous avons la conviction qu’une réponse non fermée a priori peut être apportée à cette question, n’adhérant pas à l’idée que la métaphysique grecque soit totalement contradictoire d’avec le christianisme, ce que nous cessons de soutenir depuis longtemps déjà, et ce sur quoi nous aurons l’occasion de revenir et d’expliquer plus longuement dans un prochain texte : « Pour un retour à Origène ».

 

(Jean-Marc Vivenza, « Martinès de Pasqually et la doctrine de la réintégration », septembre 2012)

12/09/2012

Prières des élus coëns pour être libéré de la matière (extraits)

A propos d’une étude de Jean-Marc Vivenza (2/3) : extraits de Morceaux détachés du Livre Blanc, in Manuscrit d’Alger, BNF Paris, FM 4 1282, Livre vert des Elus Coëns.

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« Nous formulons simplement le vœu quant à nous, que s’il se trouvait d’aventure de nos jours encore quelques âmes qui lisent de façon rituelle ces anciennes Prières de l’Ordre, en les complétant éventuellement des noms de puissance qui les accompagnent, qu’elles comprennent ce qu’elles expriment - faute peut-être de savoir exactement et avec certitude qui sont les « esprits » qu’elles sollicitent en aveugle dans leurs circonférences - et sachent au moins en conscience véritablement ce qu’elles demandent dans leurs invocations dirigées vers le Ciel, suppliant leurs anges, leurs saints patrons ou l’Eternel, d’être séparées de leur « vieil habit de matière », et implorant dans leurs parfums à ce que s’accomplisse le dépouillement de leur âme de la plus grossière matière qui l’enveloppe, de sorte que puisse s’opérer un jour leur ultime réintégration. »

 

(Jean-Marc Vivenza, « Martinès de Pasqually et la doctrine de la réintégration », in http://jean-marcvivenza.hautetfort.com/archive/2012/08/25...)


 « L’esprit qui est établi mon guide et mon Gardien, je te le commande (…) pour la constitution de ma forme pour l’œuvre et l’entretien de ma forme,  pour la réparation et la succession des parties de ma formejusque au moment fixé pour son entière destruction ; (…) pour l'accomplissement de ma demande…. »

« (…) Je m'adresse aussi particulièrement et nommément à vous, Esprits dégagés des liens de la matière, qui jouissez maintenant du fruit de vos vertus et dont j'ai le bonheur de porter les noms, ô (on nomme ses patrons réels et adoptifs) (…)Obtenez pour moi les grâces, les secours et la clémence de la Divinité qui vous récompensera aujourd'hui dans les combats que vous avez livrés dans ce séjour où je suis amer ; faites que j'en sorte triomphant comme vous en m’assistant de vos lumières. »

« (…) Ô esprits qui approchez de plus près la majesté de celui qui est, portez-y aussi mes prières pour tous les ouvrages du Créateur, pour toutes ses créatures, pour toute la Nature ! Joignez-vous à moi pour obtenir de sa clémence infinie envers l'homme un adoucissement à la privation où sont condamnés ceux de mes semblables qui n’ont pas encore satisfait à sa justice depuis leur séparation d'avec la matière» (Prière de l’invocation)

 « Ô (…) Dieu miséricordieux ; Dieu de paix, de clémence et d’amour, ô Père des vivants (…) Préserve-nous de toutes sortes de malheurs spirituels et temporels et des attaques de notre ennemi ; donne-nous la force de résister à tous ses intellects, de le combattre et de le vaincre pour ta plus grande gloire et justice (…) romps les liens trompeurs qui pourraient retenir encore nos âmes dans la matière… » (Prière après la Conjuration contre le serpent)

« Que ces trois chefs de matière que je précipite dans les abîmes de l’eau soient une preuve certaine de l’abjuration que je fais, en face de l’Eternel et de celui qui me voit et entend par son ordre, des principes de matière nuisibles à l’homme de désir. Amen. » (Abjuration des métaux)

« Ô Esprit pur, malgré l’égalité de notre être spirituel, à cause de la chair qui m’enveloppe et m’offusque depuis la chute du premier homme… » (Conjuration, in Instruction sur une Invocation de réconciliation à l’usage des FF. de hauts Grades [inférieurs], Manuscrit d’Alger)

« Je te demande +  de te joindre intimement à moi temporellement et spirituellement  + ; je te conjure de m’exaucer sans différer ; fais-toi connaître à moi, par tous les moyens qui sont en ta puissance et selon les facultés que tu sais être en moi ! Viens par ta présence m’illuminer dans mes ténèbres, me dépouiller de l’ascendant de mon vieil habit de matière et me rendre susceptible de cette lumière intellectuelle qui me fasse lire clairement avec toi dans les choses temporelles et spirituelles ! » (Conjuration au Gardien, Manuscrit d’Alger).

 

"Martinès de Pasqually et la doctrine de la réintégration" (compte-rendu)

De la Création à l’anéantissement du composé matériel : à propos d’une étude de Jean-Marc Vivenza (1/3)

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Jean-Marc Vivenza publie le troisième volet [1] d’une vaste étude sur la conception de la matière chez les maîtres de l’illuminisme du XVIIIème siècle [2], soulignant ainsi la parfaite identité de vue, en ces domaines, entre Martinès de Pasqually (+1774), Jean-Baptiste Willermoz (1730-1824) et Louis-Claude de Saint-Martin (1743-1803). Question cruciale, s’il en est, puisque, comme nous l’indiquions précédemment, elle trace les conditions ontologiques du rétablissement de l’être en ses prérogatives célestes – « car de la nature de la Création dépend en effet la perspective et les modalités futures du Salut pour l’homme » – 

Chez le théurge bordelais, différant en cela des Pères de l’Eglise, mais emprunt des conceptions néo-platoniciennes d’Origène (185-253), la Création  n’est pas « un don, ensuite abîmé par le pêché originel », mais une nécessaire réponse au drame céleste des prévarications démoniaque et adamique, et la Réintégration en l’Unité, ne s’opère que par la dissolution et l’anéantissement du composé matériel, et la « destination purement spirituelle des formes » :

« Si ce monde, indique l’auteur, fut l’affreuse prison temporelle du mineur, le lieu obscur de son enfermement en une enveloppe ténébreuse, un lieu sinistre d’exil où il endura une rigoureuse privation spirituelle, puisque Adam, piétinant tous les principes sacrés et trahissant Dieu de manière scandaleuse, prévarica en effectuant une opération de création de matière impure, alors la dissolution, l’anéantissement de ce monde ténébreux sera un événement heureux, une authentique « bénédiction » comme le souligna Saint-Martin dans son Traité des bénédictions, puisqu’elle correspondra au retour des âmes à l’Unité, à leur principe originel, à la réintégration des êtres dans leur première propriété, vertu et puissance spirituelle divine. »

A juste titre, sont distinguées les conceptions patristiques (pensant le christianisme comme une « métaphysique de la charité », et la création comme une grâce), de la pensée de Martinès (postulant une métaphysique « de la nécessité, de l’éloignement et de la corruption de l’Unité »).

Cette distinction assumée, nous y reviendrons, engage évidemment une certaine économie de la Réintégration. Tout comme elle engage, et intéressera à tous égards, la doctrine martiniste, et l’ensemble de l’héritage illuministe car, est-il précisé en préambule, Martinès fut « à la base des écrits et des enseignements de Louis-Claude de Saint-Martin », et « inspira l’édification du système maçonnique connu sous le nom de Régime Ecossais Rectifié, que réalisa Jean-Baptiste Willermoz lors du Convent des Gaules en 1778, et du Convent de Wilhelmsbad en 1782. »



[2] On lira également avec profit le compte-rendu publié par nos amis du « Crocodile » : http://lecrocodiledesaintmartin.wordpress.com/2012/09/09/...